Mon moment bounty

Mon moment bounty

Mon uniforme est composé d’un short et de sandalettes, je sens bon le monoï, les tâches de rousseur sont de sortie…. On approche de ZE moment de l’année. Le moment « Bounty « , un vrai goût de paradis ( ben quoi ton humble psy est enfant de la pub).

Depuis le premier janvier, je compte les mois, les semaines, les jours pour enfin retrouver mon chez moi. Un petit village dans l’arrière pays audois, Bize-Minervois.

Mes parents décidèrent d’y acheter une maison début des années 80 pour une bouchée de pain. Ils eurent tout retapé eux-mêmes. Presque née le 14 juillet, un soir de « sardinade ». Puis un jour, pour une raison qui m’échappera toujours ma mère en eut assez. La maison fut vendue à des anglais. Elle est devenue aujourd’hui un gîte de luxe à 1500 livres la semaine. Inutile de dire que je n’eus pas le courage de la vider. La mort dans l’âme, je ne revis pas mon petit village pendant 6 ans.

En 2009, enfin les retrouvailles, l’odeur de fenouil sauvage, l’eau bleu profond, les galets, les rochers, les cigales, les olives. J’en pleurais.

Régulièrement, je rêve de m’installer là-bas. Je fouille les maisons sur le bon coin. Mais les emplois y sont rares, les gens y sont peu liants et c’est un véritable désert médical. Quand j’étais plus jeune, on ne savait jamais ce qui nous attendait quand nous allions là-bas. Un nouveau bar? plus de boulangerie? une superette? Chaque année portait son thème entre splendeurs et déchéances. Entre 1993 et 2000, Bize était florissante, pleine de vie, de vacanciers. On y vendait même des t-shirts au slogan « vacances à Bize , vacances exquises ». Tous les soirs rimaient avec fête et joie d’être tous ensemble. Aujourd’hui, elle trouve un nouvel essor. Mais quel choc en 2009, après ces 6 années d’absence de retrouver Narbonne abîmée et Béziers, complétement délabrée.

Quand j’étais petite, Béziers était ma ville phare. J’allais m’y acheter chaque année avec mes petits sous: trésors, agendas, breloques… En 2009, je retrouve une ville sale, peu accueillante, presque flippante. Le languedoc-Roussillon a été très riche par ses producteurs viticoles puis plus du tout. Aujourd’hui, je crois et j’espère que ça va mieux.

Mon petit paradis m’attendra encore cette année, car les rochers et les rivières, elles, sont toujours égales à elles-même. Belles, puissantes, parfois dangereuses.

Je suis heureuse quand je peux faire découvrir cet endroit. J’ai eu la chance d’y avoir ramené pas mal de potes. Certains en sont tombés aussitôt amoureux.

Si je dois avoir une pensée agréable, je m’imagine, assise sur les rochers, à contempler les lieux sur les photos accompagnants l’article.

Vivement bientôt.

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