L’ordonnance de ta psy: Playlist spéciale « Paye ta rupture ».

L’ordonnance de ta psy: Playlist spéciale « Paye ta rupture ».

Je te propose une playlist qui va reprendre les étapes du deuil afin de t’accompagner au mieux dans cette rencontre douloureuse avec la dure réalité de la rupture amoureuse . BIM!

Elizabeth Kübler-Ross a identifié 7 étapes au processus de deuil. Je t’invite d’ailleurs à aller te renseigner sur la vie de cette femme qui était fascinante.

Retour à nos moutons noirs, sors tes kleenex, prépare ton pot de Nutella et ta bombe de Chantilly : on va affronter ça ensemble.

1Le Choc : L’annonce d’une rupture, conduisant normalement à un constat sans appel, tu vois la personne en face de toi comme pétrifiée. On parle de sidération. C’est ce moment où tu peux ressentir comme une très agréable sensation de poignard dans le creux du bide. Ou alors de te sentir statufié irrémédiablement dans un corps qui ne veut plus bouger d’un pouce. Quelle douce sensation. Hmmmm. Je te propose d’écouter un bon vieux classique de Justice qui illustre à merveille le sentiment de te sentir ratatiné  par un troupeau de tyrannosaures.

2Le Déni : Ton esprit va refuser ce qui se passe. C’est là que j’ai déjà pu entendre dans mon cabinet  » Non, mais il me quitte pour préparer sa demande en mariage, c’est sûr! » . Et oui, c’est ce moment où ton cerveau et surtout ton cœur sont prêts à croire les balivernes que tu vas te raconter à toi-même. C’est le temps de la discussion entre toi et toi-même ou avec les autres qui vont souvent te regarder avec des gros yeux face aux énormités que tu vas sortir. Certaines personnes s’enferment dans cet état de déni, de refuge pour conserver dans une petite boîte ; le fait de ne pas vouloir y croire.

J’ai choisi une chanson que je trouve, personnellement, super flippante depuis toujours. Celle de Zazie, Homme sweet homme qui parle bien de ce côté complètement malade de cette phase de déni.

3La colère : Je sens que je ne vais pas avoir besoin de te l’expliquer. Tu te vois évidemment avec une batte de baseball ou le club de golf de ton dentiste défoncer une série de voitures innocemment parquées dans la rue. C’est le moment du défoulement. Et là, je ne peux pas te conseiller meilleure chanson que celle de The Hives, Hate to say i told you so.

4La tristesse : Je te conseille de t’acheter de très très jolies boîtes de Kleenex pour te rendre cette étape moins douloureuse et d’investir dans un tube d’homéoplasmine pour sauver tes narines endommagées par le frottement répété avec le mouchoir. La voix du chanteur de Foals a déjà tendance à m’émouvoir sans effort. Et là, le clip est juste magnifique.

 

 

 

 

 

 

5La résignation : C’est ce moment si précieux où tu déposes les armes, conscient que plus rien ne peut être fait pour sauver ou changer la situation. Souvent, à ce moment, la fatigue t’envahit avec cette horrible sensation qu’un 3 tonnes vient de se poser délicatement sur ta poitrine pour ne plus en bouger jusqu’à ce que tu sois moins fatigué. Souvent c’est aussi une phase de rejet,  » je te connaitrais plus jamais l’amour… ».

6L’acceptation : C’est ce moment où tu commences peu à peu à redevenir toi-même et à retrouver progressivement conscience et confiance en toi. Tu te souviendras des bons moments et plus que des mauvais.  Et j’ai choisi une petite nouveauté dont je suis fan pour illustrer cette émotion.

 

 

 

 

 

7La reconstruction : L’acceptation seule ne suffit pas. Grâce à cette épreuve, tu vas découvrir des trésors de ta personnalité que tu ne soupçonnais pas jusqu’ici.  L’être humain est un miracle d’adaptation, il est fait pour ça. Aussi douloureux que ça puisse être, nous sommes résilients, c’est comme ça. Chaque expérience (bonne ou mauvaise) te rend meilleur si tu la dépasses, c’est un fait percutant et inéluctable.

Je t’ai choisi trois chansons toutes fraîches qui me font du bien.

 

 

 

 

 

 

Allez je t’embrasse bien fort. Tout passe. TOUT

Lisenn

PS: je remarque, qu’étrangement, j’ai choisi des chansons anciennes pour illustrer les premières étapes et toute récentes pour les dernières. Illustration parfaite de l’esprit en mouvement.

Pour que ton couple dure, pas la peine d’envoyer « love » au 88500

Pour que ton couple dure, pas la peine d’envoyer « love » au 88500

En amour, pas de lois, pas de règles ….tu es ton propre maître et tes choix sont les bons. Personne ne sait mieux que toi-même ce qui est bon. Cet article est un questionnement sur la vision de l’amour dans la société actuelle où les gens connaissent parfois des séparations et des divorces douloureux. Le regard sur ces séparations est souvent lourd et culpabilisant. Tu étais probablement et sincèrement persuadé qu’une de tes relations ne connaîtrait jamais de fin. Il y a quelques exceptions qui nous permettent de questionner la règle, ses amours de jeunesse qui durent et grandissent dans le temps. Est-ce que ça doit nous faire rêver toi et moi?

Je suis toujours attentive au regard que mes patients portent sur le couple. Mes proches relaient bien souvent les tendances qui se dessinent dans les esprits des uns et des autres. Le point précis dont j’aimerais discuter est cette notion que l’on connaît tous du  » pour toujours ».

Pour beaucoup d’entre nous, et certainement parce qu’on a bouffé du Disney et autres comédies hollywoodiennes à l’eau de rose, le graal du couple serait d’avoir la certitude qu’on est avec « THE » personne qu’on aimera « pour toujours ». Il me semble pourtant que cette notion porte quelque chose de délétère, ce que l’on appelle en blabla de psy, mortifère. C’est à dire que de se dire  » toujours » pourrait justement pousser le couple à l’échec.

J’entends de loin déjà les questions se poser  » oui, mais si on veut construire/ se marier/ avoir des enfants »? Et bien justement, si nous tentions de remplacer la notion de toujours par quelque chose de plus porteur d’espoir, quelque chose qui permettrait de vivre une belle histoire d’amour en profitant du temps présent. Remplaçons ce  » je t’aime pour toujours » par  » je t’aime aujourd’hui ». Ceci permet de construire une vie à deux sans pour autant rentrer dans une forme d’acquisition de l’autre.

L’ennemi du désir est justement de ne plus avoir ce moteur qui nous pousse chaque jour à prendre soin de soi et de l’autre. L’emplâtre du  » pour toujours » ne viendrait que calmer de façon illusoire la peur de perdre l’autre. Le propre de l’être humain est qu’il ne peut contrôler les sentiments de son semblable, aussi injuste cela puisse paraître parfois. Se faire quitter par quelqu’un que l’on aime est une expérience aussi douloureuse que violente. Si bien que si l’on y prend pas garde, on peut mettre celui qui s’en va sur un piédestal et soi-même tomber dans un trou de narcissisme où l’on nourrit une mauvaise image de soi.

Si la route est longue pour accepter que l’on ne contrôle pas les sentiments de l’être aimé et que l’on peut le ou la perdre, être capable d’accepter que l’on a pas de prise sur tout est certainement le meilleur cadeau que l’on puisse se faire. Aussi parce que l’on peut s’autoriser à prendre le risque d’être pleinement soi-même.

Allez , profites-en pour faire des bisous à ton/ta moitié. Ou à toi-même, parce que t’es pas mal non plus.

Lisenn